Au Réfectoire des Cordeliers, du 26 au 29 mars 2026, parallèlement au Salon du Dessin (Palais Brongniart) et à la Drawing Now Art Fair (Carreau du Temple), Paris Print Fair organisée par la Chambre Syndicale de l’Estampe, du Dessin, et du Tableau, fêtait son 5e anniversaire en conservant son modèle intimiste.

Le salon de l’Estampe mettait en avant les techniques de reproduction du dessin.

Le CSEDT soulignait : « Au-delà de la présentation d’œuvres historiques et modernes, la foire rappelle le rôle essentiel de l’estampe dans la diffusion des idées, des techniques et des esthétiques à travers les siècles. »


Sous le parrainage du ministère de la Culture cette foire dédiée à l’estampe a réuni 25 galeries dont 13 internationales, mais aussi une association que nous retrouvons chaque année avec plaisir, l’association Les Amateurs d’estampes.
Leur stand est préparé avec soin par Gérard Jouhet, leur secrétaire qui nous présente toujours des découvertes étonnantes faites par leurs membres. Cette année, une épreuve sur vergé d’un tirage à 12 exemplaires, un rarissime Bois Protat (fin XIVe siècle- tout début XVe), découvert en 1899, sur une marche d’escalier. Une gravure sur bois de La Naissance de la Vierge, Albrecht Durer ou encore La sortie du bain d’Edgar Degas, 20e état…
Au fil des deux allées quelques œuvres accrochées :

Galerie Helmut Rumbler (Francfort), Le Palais des Doges de Bernard Buffet (imprimé par Mourlot, éd. Maurice Garnier, 1966).
Pia Gallo (New York) : Vive le tzar ou le coq de France de Félix Bracquemond (1893).
Galerie Arenthon (Paris) : une lithographie de Chagal, Le trèfle Blanc de Miro, l‘Enfance d’Ubu (1975) (lithographie Maeght).
Galerie Sagot-Le Garrec (Paris) : des tirages de Gauguin (1898-1899) sur Japon pelure ; La Vague de Maillol (1895-1898)

Jurjens Fine Art (Francfort) : des tirages de Suzanne Valadon, un monotype dans les teintes orange/rouge/brun Christiane (1905) et Louise nue sur le canapé (1895).
Sarah Sauvin (Paris) rend un vrai hommage au Print en unissant le livre et la lithographie avec le portrait d’Edmond de Goncourt par Bracquemont et celui de l’imprimeur Delâtre dans son atelier.
Martinez D. (Paris) : des eaux-fortes de Jacques Callot Vue du Louvre et Vue du Pont neuf (1626-1630)

Galerie Documents 15 (Paris) nous retrouvions deux œuvres d’Astrid de La Forest en grand format 99×70 cm (Carborendum et encre sur papier chine, épreuve unique, 2025).

Nathalie Bereau (Paris) représente une artiste qui unit dessin et broderie de manière bluffante, Valérie Belmokhtar.
Galerie Stéphane Brugal (Pont-L’Abbé) : spécialiste d’André Dauchez

Galerie Saphir (Paris & Dinard) présentait six portraits et nus féminins de Matisse réunis en une seule feuille et chaque dessin signé. (n°35/36)
Galerie Christian Collin (Paris) le spécialiste des estampe du XVIIe à nos jours présentait deux Zao-Wou-Ki.

Paris Print Fair rend hommage aux artistes imprimeurs et graveurs qui créent de vrais relations comme en atteste cet Atelier de René Tazé par Erick Desmazières (1979).


