Beaux-Arts

Trois expositions, fin mars, pour la Semaine dédiée au Dessin à Paris

Lors de la Semaine du Dessin à Paris, du 25 au 30 mars 2026, les visiteurs ont pu trouver de belles pages dans un univers qui évolue et réserve bien des surprises.

Effervescence pour l’inauguration du Salon du Dessin, au Palais Brongniart

La Semaine du Dessin offrait la complémentarité des galeries réunies pour les trois expositions : Salon du Dessin, Drawing Now Paris, Paris Print Fair.

Un parcours a été mis en place pour les jeunes collectionneurs.

Trois salons, trois foires permettant d’embrasser la diversité du dessin et de ses techniques. Un large panorama, du XVIe siècle à nos jours, pour des rendez-vous attendus avec impatience par les collectionneurs et les représentants des institutions.

Au Palais Brongniart, le 34e Salon du Dessin avec 39 galeries exposantes avait choisi comme thème la matérialité du dessIn.

Les XIXe rencontres internationales, sous la direction de Pierre Rosenberg de l’Académie française se sont tenues les 25 et 26 mars.

Elles ont ainsi abordé la matière du dessin avec ses supports, ses matières, ses outils, ses usages et sa conservation parfois délicate comme le démontre l’exposition actuellement présentée au Musée Gustave Moreau (jusqu’au 4 mai).

Les actes des Rencontres devraient être disponibles en mars 2027, grâce au mécènat de la Fondation Wolfgang Ratjen Stiftung.

Un parcours jeunes collectionneurs, permettait de repérer quelques œuvres à petit prix de 1000 à 8000 euros, indiquées par un autocollant.

Simon Schubert présente des feuilles pliées qui voisinent avec une architecture intérieure pour laquelle il utilise pigments et graphite sur papier.

Les lauréats de la Fondation d’art contemporain concourant pour le 19e prix Daniel et Florence Guerlain, entre couture avec Cathryn Boch, pliage pour Simon Schubert (ci-dessus) et un dessin qui ne cherche pas à être réaliste mais qui vient de l’intérieur pour la lauréate 2026, Renie Spoelstra.

L’invité était le musée d’art moderne André Malraux du Havre (MuMa)
« Le repos du modèle » d’Alexandre Jacques Chantron, pastel su papier (MuMa)

L’invité d’honneur cette année était le musée d’art moderne André Malraux du Havre (MuMa), sous la direction de Géraldine Lefebvre.

Il a été inauguré en 1961 par André Malraux.

Il possède un millier de feuilles, notamment impressionnistes, fauves, grâce à des acquisitions notamment le leg Marande (1936) grand collectionneur puis la donation Senn-Foulds, des œuvres de son ami Olivier Senn, avec 250 œuvres en 2004. Dons et acquisitions se poursuivent année après année.

Le musée abrite la seconde collection impressionniste après le musée d’Orsay.

N’oublions pas que c’est au Havre que Claude Monet à Peint, la toile qui a donné son nom au mouvement impressionniste : « impression, soleil Levant » .

Trente-six feuilles ont été sélectionnées pour cette participation.

Comme « La toilette après le bain« , fusain et pastel, d’Edgar Degas

Les rivages normands vus par l’enfant du pays Raoul Dufy, notamment une « Vue du Havre à l’arc en ciel. » Ainsi que « Les Percherons« …

Armand Guillaumin, femme en blouse bleue et Sur le bateau étude de personnages (MuMa)

Cette sélection réunit des feuilles de Sisley, Pissarro, Guillaumin, Roussel, Sonia Delaunay-Trek, Jean-Marie Coulon.

Des aquarelles d’Eugène Boudin dont le MuMa conserve le fond d’atelier (240 œuvres), des dessins d’Henri Edmond Cross sans oublier de l’art déco avec Paul Jouve.

La galerie Demisch Danant avait choisi de mettre en avant Eugène Isabey.

La galerie Demisch Danant de New York a choisi d’exposer quarante œuvres sur papier du peintre lithographe et aquarelliste Eugène Isabey (1803-1886). Il a fait découvrir Étretat et la lumière des rives normandes et bretonnes à ses contemporains. Il a eu durant 10 ans Jongking comme élève.

Les reptiles ensevelis de Bernard Requichot (1957)

Jean-François Cazeau avait accroché Les reptiles ensevelis de Bernard Requichot, un grand format 180x 201 cm, encre et gouache sur papier.

Le Carreau du Temple accueillait Drawing Now Paris

Le salon du dessin contemporain qui fêtera l’an prochain son 20e anniversaire réunissait 71 galeries de 13 pays et 300 artistes. Un billet couplé faisait le lien entre les deux grands salons et offrait un panorama complet des pratiques actuelles du dessin, des plus traditionnelles aux expressions les plus contemporaines et expérimentales. Parallèlement, les visiteurs pouvaient découvrir au Drawing Lab le travail de la lauréate du Prix Drawing Now 2025 Susanna Inglada qui avait été représentée, l’an passé, par la galerie Maurits van de Laar.

Remise du Prix Drawing Now Paris 2026 à Claire Vanderstraeton, présentée par la galerie Traits Libres.

Le Prix avait cette année un nouveau partenaire, la maison Conté à Paris dédiée au dessin, fondée en 1795. La dotation du prix était ainsi de 20 000 euros. Un chèque de Conté de 5 000 euros était remis accompagné d’une dotation en matériel d’une valeur de 1 000 euros ; 5 000 euros de dotation matérielle ont été répartis entre les nommés au Prix et 10 000 euros attribués par la Drawing Society pour la production d’une exposition de trois mois au Drawing Lab, de janvier à avril 2027, accompagnée de l’édition d’un catalogue monographique.

Colonne II, 2025, 70 × 35 × 500 cm, découpage et pliage sur papier. (Frac Picardie Amiens. © Irwin Leullier.)

La lauréate 2026 est donc Chloé Vanderstraeten, née en 1996 (galerie Traits Libres).

Son imaginaire technico-scientifique donne forme à une poésie du corps en vie, par le dessin, la sculpture et l’édition.

Patronage, tissage, pavage, sont mis en œuvre.

« Elle déploie dans l’espace des enveloppes corporelles en papier, matière poreuse et sensible, pour créer des jeux d’échelle qui éveillent les imaginaires mêlés entre corps et architecture. »

Parmi ses œuvres présentées, voici :
Colonne II, 2025, 70 × 35 × 500 cm, découpage et pliage sur papier, œuvre réalisée pour le FRAC Amiens.
Vue de l’exposition de « Codes dessinées : notations urbaines, écritures intimes  », FRAC Picardie, Amiens. © Irwin Leullier.

Le salon de l’Estampe mettait en avant les techniques de reproduction du dessin.

La troisième exposition était au Réfectoire du Couvent des Cordeliers.
Nous allons revenir en détails sur ce Salon de l’Estampe dans le prochain article…

Les visiteurs retrouvaient la 5e Paris Print Fair, 25 galeries dont 13 internationales. Un rendez-vous organisé par la Chambre Syndicale de l’Estampe, du Dessin et du Tableau. Dans un cadre intimiste, elle offrait ainsi aux amateurs d’estampes une vue globale. Elle préserve un savoir-faire qui nous offre de belles feuilles patrimoniales sans pour autant délaisser ou ignorer les tendances contemporaines.

Vous pouvez retrouver la première édition de Paris Print Fair en suivant le lien…

(à suivre…)

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