Livres et chroniques pour ailleurs

« Pièces à conviction », les frères Pierrat présentent les preuves

Entre journalisme et séries policières,  les dessins d’Aleksi Cavaillez.

Octobre 2017.

Un bijou, une malle, une cuisinière, un bordereau, un Smith& Wesson, une Cadillac, un marteau, un couteau, un pot en étain, des monceaux de valises, des boîtes d’arsenic, une carabine, une 22 Long Rifle, une clé à molette, un pull-over rouge, un couteau à cran d’arrêt, un tapis, une bouteille, une moto, une meuleuse à béton, un médicament, une feuille de boucher, un matelas, un téléphone, un pantalon…

Chaque affaire est différente, les pièces à conviction racontent ici de manières différentes les grands procès qui ont défrayé la chronique.

 

Pièces à conviction dans l’affaire Marie Besnard 1949 : 5 ans de prisons, 3 procès, un acquittement

Pouvez-vous mettre un nom derrière les pièces énumérées ? Les associer chacune à un grand procès, comme ci-dessus, le poison dans l’affaire Marie Besnard ?

Les réponses sont bien sûr dans le livre qui vient de paraître pour la rentrée :
Pièces à conviction; 35 affaires judiciaires qui ont défrayé la chronique.

Une exposition autour du livre sera présentée, du 16 novembre au 31 mars 2018, au musée du barreau de Paris, 25 rue du Jour (Paris 1er).

Le juge marseillais Pierre Michel (à gauche) lors de la reconstitution de la fusillade du bar du Téléphone (Marseille, le 12 octobre 1979)

Procès de Patrick Henry le 18 janvier 1977. Dans un climat de haine, la plaidoirie de Robert Badinter sauvera sa tête.

 

Les auteurs ont ouvert pour nous la boîte de Pandore du crime dont on ne sait toujours pas comment la refermer.

Pendant le procès, entre le banc de la cour et la barre des témoins, les preuves sont exposées à la vue de tous dans une vitrine, si leur taille le permet. Il est certain que la cuisinière de Landru n’a pu être mise dans cette vitrine.

« Une fois l’affaire jugée, la décision rendue et définitive, les scellés ont une durée de conservation de six mois. »

Ils seront ensuite détruits, restitués ou vendus par les Domaines si le propriétaire n’a pas été identifié. Illustrées par Aleksi Cavaillez, chacune de ces histoires horribles, pleines de sang et de douleur a permis d’ouvrir la vitrine des pièces à conviction.

Les scellés lors du procès en 1979 de Jean-Marie Deperrois. Après trois années de préventive, condamné à une peine de réclusion à perpétuité,  libéré en 2006, il a demandé à plusieurs reprises la révision du procès.

Les auteurs, l’un, Jérôme Pierrat est journaliste spécialiste du grand banditisme, l’autre, Emmanuel Pierrat avocat au barreau de Paris, membre du Conseil national des barreaux, est conservateur du musée du barreau de Paris. Les deux frères se passionnent pour les affaires judiciaires qui font les gros titres des quotidiens, ils en ont sélectionnées trente-cinq. Ils les abordent sous l’angle des éléments devenus des preuves. Les objets de chaque crime mis sous scellés peuvent être ordinaires, divers et parfois inattendus. Chaque affaire est décortiquée, illustrée par des photos, des extraits de journaux et des dessins d’Aleksi Cavaillez qui illustrent des situations complexes, voire sordides et nous offrent de nouveaux points de vue.

240 pages au format 22×28,5 cm, couverture avec larges rabats.  Publié par les Éditions de La Martinière. Photogravure : Point 11 ; imprimerie : Printer Portuguesa (Rio de Mouro, Portugal). Prix : 29,90 euros

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