La Galerie de l’Académie des beaux-arts, aux 31-33 Galerie Vivienne, présente les travaux des lauréats et des finalistes du prix de Dessin Pierre David-Weill ainsi que de 18 autres artistes sélectionnés par le jury pour l’exposition présentée, du 12 mars au 2 mai 2026. (entrée libre et gratuite)

L’exposition s’inscrit dans le programme du Salon du Dessin (du 25 au 30 mars, Palais Brongniart).
L’académicien Pierre David-Weill (1900-1975) créait en 1971 un prix de dessin afin d’encourager sa pratique auprès de nouvelles générations d’artistes. Son fils Michel (1932-2022), membre de l’Académie, prenait le relais en 1982. Il a poursuivi l’engagement de son père et l’a pérennisé grâce à sa générosité.

Le jury du Prix de Dessin Pierre David-Weill – Académie des beaux-arts 2026 a réuni, bien sûr, des membres de la section de gravure et dessin : Érik Desmazières, Emmanuel Guibert et Françoise Pétrovitch ; ainsi que Philippe Garel qui a suivi l’accrochage et Ernest Pignon-Ernest de la section peinture ; mais aussi Anne Poirier et Brigitte Terziev de la section sculpture.
Le Prix soutient les artistes de moins de 40 ans qui utilisent les techniques propres au dessin : crayon, encre de Chine, fusain, plume, estompe, sanguine, stylo à bille, et créent sans couleur, uniquement en noir et sanguine.
« Il participe ainsi à l’émergence de nouveaux talents dans cette discipline au fondement de la création artistique. »
L’Académie a reçu 236 dossiers pour cette édition.
Trois Prix de Dessin Pierre David-Weill – Académie des beaux-arts ont été décernés ainsi que trois mentions, à l’issue des délibérations du jury :

1er prix Morgane Fontaine (doté de 8 000 €) pour son premier concours. La source d’inspiration de deux de ses trois dessins est le Campo Verano, cimetière monumental de Rome (83 hectares, créé en 1812) qu’elle a visité lors d’un séjour à Rome. Ces deux dessins s’inscrivent dans la série « Poussières Fantômes ». Elle photographie, note, « traque les porosités entre visible et invisible« . Elle travaille sur la perception. Son dessin fait émerger ce qui échappe au regard, la charge émotionnelle, le manque de dialogue, la disparition des êtres, humain et animal…

2ème prix AurelK (doté de 4 000 €), il présente une série au pastel sec et fusain sur papier « Fumus Niger ». Il nous transmet des doutes, des moments d’incertitude, dans le rapport de l’intime au Sacré. Il témoigne, dans un brouillard sombre, du sentiment entre joie et angoisse ; l’instant de l’attente avant la révélation comme l’écho du conclave à la Chapelle Sixtine.

3ème prix Hélène Le Cam (doté de 2 000 €). Son dessin est libre. Il témoigne comme ici avec les scènes de reportages des tribunaux qu’elle présente et dont un a été choisi pour le décor de l’exposition. Il répond à sa manière de voir, de raconter le théâtre de la vie quel que soit le sujet.
Trois mentions ont été décernées :

Pierre Barraud de Lagerie a longtemps travaillé en coulisses au théâtre, en studio d’enregistrement. Son dessin met en lumière son rapport à la mémoire « Souvenir d’un long silence ». A partir de plusieurs couches accumulées, il va creuser, gratter, utilisant diverses techniques, improvisant, guettant l’image qui va prendre forme et mettre en lumière un moment particulier inattendu. Une image du passé, parmi toutes celles accumulées dans sa mémoire. Parfois sans résultat, il recouvre le tout et recommence.

Maryam Danesh née à Téhéran, elle est sans nouvelle des siens. Elle a réalisé une série de 12 dessins inachevés, un projet en cours « Il ne reste que peu de chemin jusqu’à la maison d’hôtes » ; une attente cruelle et interminable, douloureuse « jusqu’à la libération de son pays… » soulignée par le choix de l’encre rouge.

Clément Étienne crée l’illusion de la photographie, de décor de cinéma ou de théâtre. Ainsi le rideau va ici s’ouvrir ou s’est peut-être déjà refermé, gardant le halo brûlant du projecteur de poursuite. Le film est marqué, brûlé, « l’humain n’est plus que trace« .

La Galerie de l’Académie des beaux-arts, Galerie Vivienne, 4 rue des Petits-Champs, Paris IIe présente donc les dessins des lauréats et des mentions du Prix de Dessin Pierre David-Weill, auxquels s’ajoutent les travaux de 18 autres artistes qui seront à découvrir en toute liberté.
Prochaine exposition à la Galerie de l’Académie des beaux-arts, Galerie Vivienne, rue des Petits-Champs (Paris 2e), du 13 mai au 13 juin 2026, les œuvres de Yann Kebbi, lauréat de la première édition du prix Françoise Cauvin-Monet – Académie des beaux-arts. Prix créé en 2025, doté d’un montant de 5000 euros.


