Le travail du photojournaliste Guillaume Herbaut, lauréat du prix de photographie Marc Ladreit de Lacharrière- Académie des beaux-arts 2024, est présenté au Pavillon Comtesse de Caen du 8 octobre au 29 novembre 2026.

Depuis 2001, chaque année et plusieurs fois par an, Guillauma Herbaut documente la vie en Ukraine, après Tchernobyl. Il suit les populations au cœur de cette guerre qui n’en finit pas de se réinventer. Il travaille en couleur. Après le format 24×36 de ses débuts de reporter, il est passé au grand format 4X5 à Tchernobyl.


Quelques photos de l’exposition
Né en 1970, Guillaume Herbaut conduit un travail documentaire dans les lieux chargés d’histoire pour en garder les traces. « Enfant de la guerre froide, la peur de la bombe atomique » l’a conduit à Tchernobyl, en Ukraine dès 2001.
Il y a suivi l’arrivée de la guerre, 2004-2014, le projet de démocratie, l’annexion de la Crimée, l’accélération du conflit depuis 2022. Quelques photos de 2022, figurent dans l’exposition.
En 2023, le premier Drone était là. Depuis ces engins pilotés à distance évoluent sans cesse. Ils photographient, repèrent et sèment la mort sur la ligne de front et bien au-delà, dans un rayon d’action de plus en plus élargi.


Alors il s’interroge : « Comment raconter ? » la guerre qui fait des morts chaque jour et des événements qui se répètent sans cesse, comme descendre dans les abris, le métro (photo de l’affiche). Il a choisi d’être au plus près des témoins et de « savoir garder la bonne distance ». Les portraits présentés ici en témoignent.

Grâce aux portables, les habitants se filment et des vidéos viennent compléter les témoignages photographiques de l’auteur. Vous pourrez donc voir quelques-unes de ces vidéos.
La commissaire de l’exposition, Sylvie Hugues, correspondante de l’Académie a souligné : « la sobriété, le silence dans la retenue » des images choisies et présentées ici.
Le photographe se déplace au plus près des Ukrainiens dont il suit le quotidien. Ses portraits captent ainsi « le mal qui reste ».

Elle a survécu et accepté d’être photographiée.


L’influence du Cri du peintre Norvégien Munch (1893) ainsi qu’il le souligne, fait de ses images le témoignage d’une sorte de Cri silencieux, de la douleur avec ses blessures invisibles, l’imprégnation dans une guerre devenue un laboratoire expérimental.

Vous pourrez également découvrir dans l’exposition des cartes interactives qui permettent de suivre en temps réel frappes et mouvements du front.
PRECISIONS
L’exposition a reçu le label Bicentenaire de la Photographie, à voir du 8 octobre au 29 novembre 2026.
Elle est à découvrir du mardi au dimanche de 11h à 18h. Pavillon Comtesse de Caen de l’Académie des beaux-arts, Palais de l’Institut de France, 27 quai de Conti, Paris VIe. Entrée libre et gratuite. Des visites guidées se préparent pour le samedi et le dimanche après-midi.
Un hors-série de la Revue des Deux Mondes est publié à cette occasion (prix 9 euros)
En novembre, L’exposition s’inscrit du 5 au 28 novembre dans la 15e édition du festival PhotoSaintGermain et elle est au programme hors les murs de la 29e édition de Paris Photo, du 12 au 15 novembre au Grand Palais.


