

Vendredi 8 octobre 2026, nous avions rendez-vous avec le photographe Jean Marquis (1926-2019) et sa fille Isabelle, pour ses cent ans.
Sur les murs de l’agence Roger-Viollet, rue de Seine à Paris, à proximité de l’Institut de France et de l’Académie des beaux-arts, ses photos sont à découvrir jusqu’au 23 janvier 2027, voici donc : « Jean Marquis, arpenteur du quotidien ».
Le temps s’arrête fixant des instants de la période 1951 à 1983.
Ce sont cent neufs tirages modernes, encadrés avec passe-partout, des éditions numérotées (épreuves limitées à 30 exemplaires) qui sont réunies ici.
Cette exposition s’inscrit dans le cadre du parcours photographique de la 15e édition du festival PhotoSaintGermain (5-28 novembre 2026). Elle participe ainsi au bicentenaire de la photographie.
Le photographe qui préservez son indépendance a accepté, en 2011, de confier à l’agence Roger-Viollet la distribution de ses photographies dont un ensemble est issu de la collection de la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris.
Alors, ce soir, il est présent dans l’esprit des visiteurs qui sont tous admiratifs. Certains sont profondément émus car toutes ces photographies racontent des moments disparus, ses voyages à l’étranger (Bruxelles, Londres, Liverpool, Ispahan, la Laponie, le Sénégal, la Hongrie, l’Algérie, la Croatie), la campagne française, les loisirs, la vie parisienne, Montmartre, les Halles, les petits métiers, les manifestations, les cheminots, les dockers et les grèves…
Un parcours volontaire

Il était venu d’Armentières à Paris, en 1949, pour devenir comédien. Il rencontre Suzie, cousine de Capa, qui deviendra son épouse. Au sein de l’agence Magnum Paris, qui grandit, elle assurera les relations de l’agence avec les Magazines (New York et Paris). Sur les conseils de Robert Capa, il va abandonner la comédie pour la photo. Il commence par se familiariser avec la technique en travaillant avec Pierre Gassmann qui dirige leur laboratoire photo Pictorial Service. Puis on lui confie un appareil et il réalisera ses premiers reportages, notamment dans la région de son enfance, le long de la Deule en 1953. Il devient membre de Magnum… Pour en savoir davantage écoutez son interview (ci-dessous).
Une série de photos au format carte postale réunit les personnalités qu’il a côtoyées.

Il a illustré les recueils de poésies de Louis Aragon.
L’Anthologie d’Aragon « Paris que d’Elsa », en 1963 est présentée ici, son exemplaire dédicacé.



Visite de l’exposition, 6 rue de Seine, Paris VIe, du mardi au samedi de 11h – 19h.
Le 18 décembre 2016, les Nautes de Paris ont eu le grand plaisir d’interviewer Jean Marquis.
« Le métier de photo-reporter est né au début des années 1950 avec la création de l’agence Magnum Photos, en 1947, à New York. Robert Capa l’un de ses fondateurs a ouvert un bureau parisien et donné leur chance à de jeunes photographes. Jean Marquis était l’un d’eux. Nous avons parlé de technique, de cinéma et de Montmartre.«


