
Aurore Dupin est née à Paris le 1er juillet 1804.
Devenue La célèbre femme de lettres George Sand, elle est décédée le 8 juin 1876, dans la demeure familiale qui date du XVIIIe siècle, au château de Nohant (Indre), sa Maison.
Nous fêtons cette année les 150 ans de son décès.
Le parcours de cette femme remarquable trouve de nombreux échos.
On peut signaler que :
Chateauroux et La Châtre ont ouvert les célébrations.
La Maison de George Sand à Nohant a proposé des animations avec des visites thématiques et des expositions.
Bourges lui consacre un mois d’hommage en novembre. A noter l’exposition collective : « Laissez verdure« , jusqu’au 15 novembre qui fait écho à ses dernières paroles et pose la question « Comment préserver la nature ».
Argenton-sur-Creuse a mis sur pied l’exposition « George Sand et la mode » à voir jusqu’au 23 décembre, au Musée de la chemiserie et de l’élégance masculine.
Perpignan lui rend hommage, du 30 octobre au 15 décembre.
La ville propose un programme riche, varié et gratuit, du 30 octobre 2026, date de son arrivée en 1838 à Perpignan, au 15 décembre 2026, des conférences, une exposition, des films, des activités pour les plus jeunes, des spectacles… en voici un aperçu.
Pensez à vous inscrire car le nombre de places est limité.


La ville garde le souvenir de son arrivée à l’hôtel de l’Europe le 30 octobre 1838, avec ses enfants Solange et Maurice. Elle signalait alors à ses correspondants : « Chopin est arrivé hier soir… après quatre nuits de malle-poste… »
Ils se sont rencontrés en avril 1938, à Paris.
Ils vont passer 10 ans ensemble.
Il est décédé en 1949, il avait 39 ans.
Pour l’instant, ils quittent Perpignan le 1er novembre et arriveront à Palma de Majorque le 7 novembre 1838.
Ils s’installeront au monastère de la chartreuse Validemossa.
Chopin fait venir son piano Pleyel pour composer, notamment, le prélude de la goutte d’eau. Car il pleut en cette saison…
Le piano restera là-bas. Il fait le bonheur des visiteurs qui s’y rendent sur les traces du grand compositeur, né en Pologne.
Quelques rendez-vous à ne pas manquer :
Vendredi 30 octobre 2026, de 10h30 à 12h30, une visite patrimoniale, guidée et itinérante est proposée : »Sand et Chopin, un souffle romantique à Perpignan« .
Le départ est fixé au Castillet, place de la Victoire. N’oubliez pas la réservation sur la boutique du site : perpignantourisme.com.

Samedi 31 octobre à 15h à l’auditorium de la Médiathèque sera projeté le film de Diane Kurys : Les enfants du siècle (1999) avec Juliette Binoche, Benoit Magimel et Robin Renucci
Il raconte la relation tumultueuse entre les deux écrivains.
George Sand vient de publier sous son pseudonyme : Indiana en 1832 qui développe un des thèmes qui lui est cher : l’oppression conjugale.
Alfred de Musset dans le recueil : Un spectacle dans un fauteuil (1832) publie le poème Namouna un conte oriental qui met en évidence la liberté du poète citant Chamfort : « Qu’est-ce que l’amour? L’échange de deux fantaisies et le contact de deux épidermes.«

Le 21 novembre à 17h, au théâtre municipal Jordi Pere Cerda spectacle de 1h30, à partir de 15 ans. Présentation de la correspondance entre George Sand et Marie d’Agoult : Une amitié immédiate et passionnée, une rencontre en 1835, dans les salons parisiens avec les écrivains, les artistes, les musiciens, les peintres, portées par les œuvres de leurs amants respectifs Chopin et Liszt.

Le 1er décembre à 18h projection à l’Institut Jean Vigo, Cinémathèque euro régionale de Perpignan.
Le Film muet de 1h28 est projeté en ciné-concert Mauprat (1926).
Réalisé d’après le roman historique de George Sand publié en 1837. L’histoire se déroule au XVIIIe siècle avant la Révolution.
La projection est précédée d’une conférence de l’université Perpignan Via Domitia.
Le film a été sauvegardé par la Cinémathèque française en 2003 à partir d’une copie nitrate, issue de ses collections.
Il a été numérisé par le laboratoire Éclair en 2013.
Mariée en 1822, George Sand obtiendra la séparation de corps en 1836, conservant sa maison, sa fille.
Artiste engagée et généreuse, elle défendra sans relâche le rôle des femmes affirmant que pour son affranchissement, il faut « Rendre à la femme les droits civils que le mariage lui enlève, que le célibat lui conserve; erreur détestable de notre législation qui place en effet la femme dans la dépendance cupide de l’homme et qui fait du mariage une condition d’éternelle minorité. »




