Photos et dessins de Paris

Nicolas Vial : exposition au couvent avec Clément Bataille, Antonin Vial et Olivier de Gaulle

Entrée de l'Institut des Jeunes filles aveugles et du couvent au 88 avenue Denfert-Rochereau.

Entrée de l’Institut des Jeunes filles aveugles et du couvent des Soeurs aveugles de Saint-Paul au 88 avenue Denfert-Rochereau.

Le vendredi 25 novembre 2016 dès 18 heures, les curieux ont pu découvrir le couvent près de Denfert-Rochereau (Paris 14e) où durant plusieurs mois l’artiste peintre et dessinateur de presse Nicolas Vial a pu donner libre cours à son imagination.

Le voyage, le départ un fil conducteur.

Le départ est le fil conducteur.

Il a inscrit le départ sur les murs, les sols dans les moindres recoins avec des bateaux en partance ou à quai attendant leur chargement, des valises oubliées, des objets hétéroclites, des poignées de portes, de fenêtres, des clefs…

420-dge_1169Une troupe d’animaux sauvages capturés ont débarqué pour investir les lieux.

Nicolas Vial

Nicolas Vial

Chapeau l’artiste !

Le couvent accueillait donc les visiteurs durant deux jours, le samedi 26 et le dimanche 27 novembre. Les locaux vont être reconstruits en 2017 afin de répondre aux nouvelles normes et accueillir de jeunes handicapés avec un couvent redimensionné.

La congrégation des Soeurs aveugles de Saint-Paul créée en 1852 (sa particularité : les soeurs aveugles sont aidées par celles qui voient) a donc accueilli en résidence dans son couvent désaffecté le peintre Nicolas Vial et lui en a confié les clefs.

420-vialCette oeuvre inhabituelle s’est donc inscrite de manière éphémère dans des bâtiments qui vont être détruits à l’exception de l’aile qui formait l’hôtel particulier de Châteaubriand.
Pour la première fois, nous avons pu visiter ce lieu, qui fut la maison de François-René de Chateaubriand, rue d’Enfer. Il en parle dans ses Mémoires d’outre-tombe. Son épouse Céleste y avait créé avec le soutien de la duchesse Marie-Thérèse un hospice pour les prêtres âgés, la Maison Marie-Thérèse (aujourd’hui, 277 boulevard Raspail). Une chocolaterie faisait vivre l’œuvre.

Un officier et ses décorations ou le gardien des lieux avec ses trousseaux de clefs.

Un officier et ses décorations? Ou le gardien des lieux avec ses trousseaux de clefs?

L’écrivain achètera bâtiments et jardin. Mais très endetté, il devra vendre sa propriété à l’Archevêché. Une partie de la propriété a été ouverte à l’œuvre des jeunes filles aveugles, dès 1838. Elle sera reconnue d’utilité publique en 1857.
La propriété jouxte la Fondation Cartier du côté du boulevard Raspail où on trouve encore le cèdre du Liban planté par l’écrivain en 1823.

Les locaux inoccupés de plus de 8000m2 et la chapelle sont donc devenus l’atelier éphémère de l’artiste.

Nicolas Vial a tout revisité, tout occupé.

Les  animaux ont gagné les étages. Certains sont restés dans les escaliers.

Chapeau l'Artiste !

Chapeau l’Artiste !

De nouveaux fidèles ont été installés dans la chapelle.

De nouveaux fidèles ont été installés dans la chapelle.

Des portraits ont été installés sur les bancs de la chapelle comme autant de fidèles attendant l’office ; même Picasso a été convié.

La Chapelle

La Chapelle: les fidèles sont installés, leurs valises sont réunies à l’entrée.

Des valises oubliées

Des valises oubliées, prêtes pour le départ

L'atelier du peintre., Son chevalet est vide. Ses valises sont prêtes. Les oeuvres ont trouvé leur place.

L’atelier du peintre : Son chevalet est vide. Ses valises sont prêtes. Les oeuvres ont trouvé leur place.

Il a pu s’approprier l’espace dans sa globalité, couloirs, chambres vides, portes, escalier, meubles… Et inviter de jeunes artistes.

De multiples objets abandonnés ont trouvé une destination graphique, fonds de tiroirs, portes, photos, tableaux, clefs, notices…

Antonin Vial toujours le pinceau à la main. Avec Clément Bataille ils se sont approprié cette pièce où seul resté le piano.

Antonin Vial toujours le pinceau à la main. Avec Clément Bataille ils se sont approprié cette pièce où seul restait le piano.

Deux jeunes artistes ont participé à cette aventure Clément Bataille et son fils Antonin Vial.

La pièce réunit des objets trouvés sur place dans les locaux, chaise, tableaux, piano...

Leur pièce réunit des objets trouvés sur place dans les locaux, chaise, tableaux, piano… Ils ont ajouté des photos,  des yeux peints sur des planchettes bois.

Ils ont été rejoints par Olivier de Gaulle, arrière petit-neveu du général. Le jeune designer se passionne pour les voyages interstellaires et les objets qui pourront être utilisés lors des voyages futurs. Il présentait la bouteille de l’espace mise en scène dans la chapelle, créant ainsi un lien entre la dimension céleste et temporelle.

Dans la chapelle, un homme est prêt pour le voyage vers le ciel. Il a une bouteille conçue pour les voyages interstellaires.

Dans la chapelle, un homme est prêt pour un voyage vers le ciel. Il a à la main la bouteille conçue pour les voyages interstellaires. La presse en parle…

Nous en avons rapporté quelques images afin que ceux qui n’ont pas pu les voir in situ puisse découvrir ce travail.

Une signature, pour que le lieu vive...

Une signature

N.B. Nous évoquons ce lieu où vécu Chateaubriand dans notre livre de balade : « Paris, la libération en Marche » (Les Nautes de Paris, 2016; imp. Jouve, Mayenne)

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Commentaires

  • coco
    Comment posted on 12-2-2016 Reply

    très beau reportage

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