Droit et justice

Les femmes au Barreau : de Jeanne Chauvin à Samia Maktouf

Emmanuel Pierrat et ses deux invitées Samia Maktouf et Michèle Dassas

14 mai 2018, nouvelle audition contradictoire au Musée du Barreau de Paris.

Maître Emmanuel Pierrat recevez Michèle Dassas auteure de la biographie romancée de Jeanne Chauvin Femme de Robe, la pionnière des avocates, 1er prix du concours art et lettres de France, 2018 (édition Marivole).

Maître Samia Maktouf : « Je défendrai la vie autant que vous prêchez la mort« .

Et, Samia Maktouf, avocate aux barreaux de Paris et de Tunisie, spécialiste des affaires de terrorisme, conseil près la cour pénale internationale, qui a publié :

Je défendrai la vie autant que vous prêchez la mort (édition Michel Lafon).

Un titre qui est une déclaration de foi en réponse à :  » La mort, je l’aime comme vous aimez la vie  » déclaré par Mohammed Merah.

 

Selon notre confrère de Libération, Willy le Devin pour cette avocate «  guerroyer contre le terrorisme vire à l’obsession « . Cette battante veille sur tous les fronts. Elle a fait interdire le droit de visite à un père radicalisé, et sait que des femmes sont aussi des combattantes au sein de Daech.

Jeanne Chauvin a été la première avocate à plaider

Michèle Dassas  auteure de la biographie romancée de Jeanne Chauvin.

Michèle Dassas nous a brièvement parlé de la place des  femmes au début du XXe siècle.

Le 1er décembre 1900 est votée la loi qui leur permet d’accéder au barreau et à la plaidoirie. Elles seront deux à prêter serment en ce mois de décembre. Sonia Olga Balachowski-Petit est la première. Elle est suivie, le même mois par Jeanne Chauvin qui a soutenu sa thèse en 1892 mais on lui a refusé le droit de prêter serment en 1897. La carrière était alors réservée aux hommes.

Elle demeure la première à avoir plaider alors que les femmes n’avaient toujours pas le droit de vote. Elles l’obtiendront en 1944.

La bâtonnière Christiane Féral-Schuhl a fait donner son nom à la bibliothèque de l’ordre des avocats de Paris, en 2013.

Actuellement l’effectif de femmes avocates augmente et dépasse les 50%. Mais leur rémunération n’est qu’à 50% de celle des hommes. Le nouveau bâtonnier de Paris, le 220e et la 3e femme à accéder à cette haute fonction après Dominique de La Garanderie et Christiane Féral-Schuhl, Marie-Aimée Peyron souhaite réduire cet écart.
Avec le vice-bâtonnier Basile Ader, ils ont obtenu de faire inscrire dans le règlement intérieur du Conseil de l’Ordre  » l’égalité « .
Etre femme et avocate, cela demeure complexe c’est ce que nous avions ressenti lors de l’exposition Les femmes et la justice présentée en 2016, au Musée du Barreau de Paris.

Après la conférence l’heure des dédicaces

 

Mais écoutons les deux intervenantes :

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