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Le poinçonneur a disparu définitivement en 1973

Chanté par Serge Gainsbourg qui l’a rendu célèbre, mais aussi par les Frères Jacques dès 1958, sur scène à Montmartre; immortalisé par Bourvil dans le film « La grosse caisse » (1965), le poinçonneur était né pour « faire des trous, des petits trous… » dans les tickets de métro. Il a disparu progressivement avec l’arrivée de la piste magnétique testée dès 1968 et la mise en place des tourniquets qui compostent les tickets en modifiant le contenu de la piste magnétique. Le lundi 10 septembre 1973, tous les billets vendus, à l’exception des billets de tourisme et collectifs sont désormais magnétiques.

Ce petit titre de transport a fêté ses 100 ans, en l’an 2000

Lors de sa naissance, le 19 juillet 1900, il a des dimensions honorables 3 cm x 5,7 cm. Pour ses débuts sur la ligne n°1, les couleurs choisies sont le rose pour la 1ère classe, le jaune pour la 2nde classe et le vert pour les tickets aller-retour. Des carnets de 10 tickets sont vendus à 2,50 francs pour la 1ère classe, et à 1,50 franc pour le carnet de 2nde classe. Les tickets à l’unité coûtent 25 centimes pour la première classe, 15 centimes pour la seconde classe et 20 centimes pour un aller-retour.

Ces prix resteront pratiqués jusqu’en mai 1919. A l’unité, ils sont imprimés en station et indiquent le quantième de l’année, les deux chiffres de l’année et l’heure. Acheter un carnet permet, alors, d’éviter l’attente au guichet. A l’arrivée sur le quai, le billet était poinçonné. La pince faisait une pastille de 6 mm et imprimait au dos, quantième, année et heure. Ces informations permettaient le contrôle des titres de transport dans les voitures. De 1911 à 1942, la pastille fera 4 mm puis à nouveau 6 mm.

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