La Seine des Nautes

Photoquai 5 pose son regard sur l’idée de « famille »

419photoquai 5 DG 4616Voici une promenade à faire le long des quais pour découvrir autrement Paris et la Seine.

Après avoir suivi les berges de Seine, de jour comme de nuit, vous accéderez, jusqu’au 22 novembre 2015, à l’exposition : «Photoquai 2015 : We are Family» installée quai Branly, en face du musée.

Elle met le doigt sur le fait que nous appartenons, certes à notre famille de sang mais, aussi à une famille « morale » qui a façonné notre identité, née de nos croyances, de notre mode de vie, de nos choix, de nos refus…
Quarante photographes du Monde entier ont été sélectionnés pour cette cinquième biennale de photographie du musée du quai Branly. Elle a été mise en scène par Patrick Jouin.

Les travaux ont été au préalable sélectionnés par zone géographique : Azu Nwagbogu (Afrique), Kevin Wy Lee (Asie), Michket Krifa (Moyen Orient), Claudi Carreras (Amérique latine), Liza Faktor (Fédération Russe) et Louise Clements qui sans zone spécifique a proposé des auteurs en adéquation avec le thème.

L’équipe du musée : le président Stéphane Martin, Christine Barthe, Hélène Fulgence et Yves Le Fur étaient eux aussi membres du comité de sélection coordonné par le directeur artistique de Photoquai 2015 : Frank Kalero.

Ali Nadjian et Ramyar Manouchehrzadeh : "We Live in a Paradoxical Society, 2010"

Ali Nadjian et Ramyar Manouchehrzadeh : We Live in a Paradoxical Society, 2010.

Sur le quai Branly, des images du Monde

Luis Arturo Aguirre a dévêtu les travestis...

Luis Arturo Aguirre a dévêtu des travestis : Desvestidas

Les Iraniens Ali Nadjian & Ramyar Manouchehrzadeh ont mis en scène une réflexion sur leur pays natal où si l’on peut vivre comme on l’entend à domicile, il faut savoir s’autocensurer dans la rue d’où le titre : « We live in a paradoxical society ».

Luis Arturo Aguirre qui vit à Acapulco (Mexique) poursuit la réalisation, depuis 2011, d’une série sur les travestis (Vestidas) qu’il a déshabillés : « Desvestidas ». Depuis son enfance, la beauté des travestis le fascine, d’où cette série qui montre « des têtes de femmes superbes sur des corps d’hommes« .

Mila Teshaieva : Promising Waters. 2010-2013."

Mila Teshaieva : Promising Waters. 2010-2013.

Mila Teshaieva (Ukraine) présente une série de photos de familles face à des projets pétroliers en mer Caspienne qui impliquent le déplacement des populations, l’abandon de leurs racines et… la pollution : « Promising Waters ».

Karen Miranda Rivadeneira : "Piedra Redonda".

Karen Miranda Rivadeneira : Piedra Redonda.

 

D’origine équatorienne, Karen Miranda Rivadeneira est née aux Etats-Unis. Elle témoigne avec cette série, qu’elle réalise dans la forêt amazonienne, sur le peuple Shuar qui vit en communion avec la nature : « Piedra Redonda ».

L’artiste Coréen Daesung Lee vit en France. Son travail met en scène les derniers habitants de l’Île de Ghoramara en Inde, qui devrait avoir disparu d’ici 25 ans : « On the shore of a vanishing Island », lorsque le changement climatique transforme la planète.

Daesung Lee : "On the shore of a vanishing Island, 2011"

Daesung Lee : On the shore of a vanishing Island, 2011.

Romi Perbawa vit a Surabaya (Indonésie). Ces photos montrent de jeunes Jockeys qui ont entre 6 et 10 ans et auxquels on vole leur jeunesse. Ils vivent dans l’île de Sumbawa, à l’est de Java. Ces photos sont extraites de son premier livre : « The Riders of Destiny, 2010-2014 ».

Romi Perbawa: "The Riders of Destiny, 2010-2014."

Romi Perbawa: The Riders of Destiny, 2010-2014.

Et d’autres histoires de famille à découvrir, pour une balade ludique dans Paris…

Reportage photos : Dominique Germond

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