Livres et chroniques pour ailleurs

Mythique Venise, de Gérard Denizeau

« Eblouissante Venise » au Grand Palais

Les Nautes de Paris ont aimé le livre Mythique Venise de Gérard Denizeau.

Avant de découvrir l’exposition Eblouissante Venise – Venise, les arts et l’Europe au XVIIIe siècle, présentée au Grand Palais, jusqu’au 21 janvier 2019, voici un portrait passionnant de la cité des Doges, illustré par ses propres chefs-d’œuvre.

Cité indépendante et souveraine de la mer Adriatique, Venise sera l’intermédiaire entre l’Orient et l’Occident jusqu’au XVIe siècle, « seuil de son déclin militaire et financier ». Elle a par la suite développé, et assis au XVIIIe siècle, son savoir-faire dans le domaine des arts.
Ses fêtes officielles, son carnaval très couru, ses spectacles : opéra et théâtre, les réceptions somptueuses, les divertissements variés attiraient les étrangers. Venise était une halte incontournable du périple culturel baptisé le Grand Tour.

La couverture du livre de Gérard Denizeau réunit La vue du Palais Ducal par Canaletto; Le foyer, du Palais Leoni Montanari, de Pietro Longhi et Une Vénitienne de la Maison Barbarigo, de Rosalba Carriera.

Les peintres jouent un rôle de premier plan. Parmi ses artistes Rosalba Carriera a une place centrale dans l’art du portrait au pastel. Invitée à Paris par Pierre Crozat, sa technique intéressera, entre autres, Jean Antoine Watteau.

Les artistes vénitiens voyagent et sont très recherchés. Ainsi Giambattista Tiepolo, le peintre et le décorateur de style dit « Rococo » travaillera en Allemagne pour la résidence de Wurtzbourg et en Espagne pour Charles III.

Le genre spécifique est la veduta. Les vues de Venise sont dans tous les musées du monde. Ce genre est dominé par Canaletto (Giovanni Antonio Canal). Francesco Guardi y excellera. Pietro Longhi met en scène la vie sociale, le carnaval, ses masques, mais aussi le quotidien.

Un dossier pédagogique de l’exposition a été rédigé à destination des enseignants.

La musique baroque est née en Italie au XVIIe siècle avec les opéras de Monteverdi qui a vécu à Venise de 1613 jusqu’à sa mort en 1643.

La musique y a des effets pédagogiques. Les jeunes orphelins étaient alors hébergés dans des ospedali où ils apprenaient la musique et le chant chorale. On y donnait des concerts, des opéras. Antonio Vivaldi qui a été recueilli à la Pieta y enseignera. L’établissement a également compté parmi ses professeurs Francesco Gasparini, Niccolo Porpora.

L’Allemand Adolf Hasse, élève d’Alessandro Scarlatti sera maître de chapelle du conservatoire de Venise les Incurabili. Il y rencontrera son épouse la soprano Faustina Bordoni.

On ne peut pas quitter Venise sans évoquer le magicien du bois, le sculpteur Andrea Brustolon et les marbres voilés d’Antonio Corradini, mais aussi les comédies de Carlo Goldoni qui selon Voltaire « a libéré le théâtre de ses Arlequins et Scaramouches et a fait du théâtre un précieux miroir de l’époque ».

Mythique Venise,par Gérard Denizeau, 128 pages reliées sous jaquette,  au format 19×23,5 cm (éditions Larousse, 21 rue du Montparnasse, Paris 6e). Prix : 12,90 €
L’exposition « Eblouissante Venise » au Grand Palais sous la direction artistique de Macha Makeïeff (directrice du théâtre national de Marseille La Criée) propose chaque mercredi soir (sauf le 26 décembre et le 2 janvier), une animation les  Eclats nocturnes, préparée en alternance avec le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris et la troupe éphémère du théâtre Gérard Philipe centre dramatique national de Saint-Denis.

Voici la bande-annonce de l’exposition

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