Association du patrimoine

L’association Pointe et burin a invité la Belgique à la Fondation Taylor

Jusqu’au 9 juin 2018, dans le cadre de la fête de l’estampe, la Fondation Taylor présente une exposition de gravure

Elle a été préparée en collaboration avec la revue Actuel, L’estampe contemporaine par l’association Pointe et burin qui accroche ici sa 60èmeexposition annuelle.

L’invité est la Belgique. Un bel hommage est rendu à Félicien Rops (1833-1898).

Les gravures exposées ont été prêtées par la galerie Sagot-le-Garrec, Georges Jauffret amateur d’art et deux collectionneurs privés belges.

JM Mathieu-Marie président de Pointe et burin écrit dans sa préface au catalogue : « reconnu tout comme son confrère James Ensor et les peintres Fernand Khnopff et Jean Delville, comme une figure de proue du symbolisme belge de la fin du 19e siècle (…) cet artiste fantasque, et irrévérencieux se complaira à conjuguer un satanisme blasphématoire avec un érotisme souvent rehaussé de drôlerie sarcastiques… « 

Catalogue de l’exposition édité par l’association Pointe & burin avec la participation de la revue Actuel, l’estampe contemporaine de Jean-Michel Uyttersprot.

Ainsi que le rappelle Véronique Carpiaux, conservatrice du musée Félicien Rops, l’artiste parlant d’impression soulignait : « L’eau-forte est un rayon de soleil qui tombe d’un beau ciel et se fixe sur le cuivre pour vexer les photographes. On doit toujours sentir les rayons d’or sous l’encre de l’imprimeur. »

Nathalie van de Walle présente des travaux grand format

L’invité d’honneur est Thierry Mortiaux. Il travaille sans dessin préparatoire, utilise pointe sèche et vernis mou, grave à l’eau-forte et à l’aquatinte.

Les autres graveurs belges exposant ici sont: Sylvain Bureau, Bob de Groof, Sabine Delahaut, Roger Dewint, Paul Dumont, Véronique Goosens, Jean-Michel Uyttersprot, Nathalie van de Walle.

 

 

Des artistes belges, Roger Dewint, Sabine Delahaut, Jean-Michel Uyttersprot, Didier Mortiaux et Nathalie van de Walle

Odile Alliet, Paris 13e

 

 

Les membres de l’association Pointe et burin, eux-mêmes membres de la Fondation Taylor, étaient invités eux aussi à participer. Le président de l’association Jean-Marie Mathieu-Marie profitait de cette occasion pour rappeler que le Baron Taylor était né à Bruxelles, le 5 août 1789.

Métro Paris/Valentine’s Day, Christophoros Katsadiotis 

Parallèlement, au 4eétage, dans l’ancien atelier d’Albert Maignan où reste accrochée la toile monumentale « Les Voix du Tocsin » jusqu’à la fin des travaux au musée de Picardie (Amiens), on pouvait rencontrer l’artiste Anick Butré et découvrir ses travaux de reliure et de gravure.

Travaux minuscules d’Anick Butré, présentés au 4e étage

Au 5étage, un hommage au peintre graveur et illustrateur Nicolas Eekman (décédé en 1973) réunit plusieurs états, croquis préparatoire, dessin au crayon, dessin à la plume, de quelques illustrations de la Légende d’Ulerspiegel de Charles de Coster. L’édition publiée par Hébé à Reims, en 1947, en deux volumes au format 33×26 cm, comprend 20 gravures hors texte en noir.

Rendez-vous à la Fondation avec les artistes graveurs

Rappelons qu’en 1844, le baron Taylor créait une association pour défendre les droits des artistes et les accompagner dans leur quotidien. La fondation a réuni au fil des ans des peintres, des sculpteurs, des architectes, des graveurs, des dessinateurs. Elle est reconnue d’utilité publique depuis 1881.

Fondation Taylor 1 rue La Bruyère, paris 9e, Métro Saint-Georges du mardi au samedi de13h à 19h

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