Association du patrimoine

La Fondation Taylor présente trente ans de sculpture figurative, 1938-1968

De gauche à droite, devant Yvette de Jean Osouf, le sculpteur Mauro Corda membre du comité des sculpteurs de la Fondation, le peintre Jean-François Larrieu président de la Fondation, Christophe Richard conservateur du Musée Despiau-Wlérick de Mont-de-Marsan.

8 mars 2018. Le Musée Despiau-Wlérick de Mont-de-Marsan et la Fondation Taylor, 1 rue La Bruyère, Paris 9e, proposent une grande exposition consacrée aux maîtres de la sculpture figurative pour la période 1938-1968. (Entrée libre du mardi au samedi de 13h à 19h)

Ci-dessus au premier plan, L’Espoir (Marie-Christine) bronze de Jean Carton (Fondation Coubertin).

Cette manifestation exceptionnelle se déploie dans les nouvelles salles d’exposition des différents niveaux de l’hôtel particulier de la Fondation Taylor, du sous-sol au 5e étage.

L’ancienne maison-atelier d’Albert Maignan est devenue le siège de la Fondation en 1949. Elle a été entièrement réaménagé en 2012. Après un an de travaux, l’hôtel particulier a réouvert en avril 2013. Depuis, son comité enchaîne les expositions, afin d’offrir un maximum de visibilité à ses membres.

Les salles de dessins au 4e étage, au centre trois plâtres. Deux de Robert Wlérick, Jacqueline et la Tête de Jenny. Mademoiselle Gisèle Gérard de Charles Despiau (coll. M. Despiau-Wlérick).

Buste de Robert Wlérick par Raymond Martin, plâtre à voir au 4e (coll. M. Despiau-Wlérick)

Autoportrait de Léopold Kretz à voir au sous-sol, plâtre patiné (coll. M. Despiau-Wlérick).

Présentés du 8 mars au 12 mai 2018, les oeuvres de Charles Despiau, Robert Wlérick, Charles Malfray, Charles Auffret, Jean Carton, Marcel Damboise, Léopold Kretz, Raymond Martin, Gunnar Nilsson, Jean Osouf et Alfred Janniot, sculptures et  dessins occupent toutes les salles d’exposition.

Le président de la Fondation Jean-François Larrieu a rappelé la vocation de l’association qui perpétue l’aide et l’entraide aux artistes et demeure fidèle à  l’esprit du fondateur le baron Taylor.

Depuis le partenariat noué avec le musée de Picardie pour la mise en place de la grande exposition monographique consacrée à Albert Maignan, en 2016, la peinture qui accompagne la toile des Voix du Tocsin domine toujours les 4e et 5e étages.

Les dessins sur papier, sanguines, mines de plomb aquarelles, crayons sont majoritairement de Charles Despiau ainsi que de Léopold Kretz et Robert Wlérick. Cette sélection provenant du musée a été complétée avec des dessins de Charles Malfray, Marcel Damboise, Jean Carton et Charles Auffrey prêtés par la galerie Malaquais et deux Alfred Janniot provenant d’une collection particulière.

Ce nouveau partenariat avec le musée Despiau-Wlérick qui réunit une centaine d’oeuvres offre un important coup de projecteur sur un genre qui semblait oublié.

Mauro Corda artiste sculpteur et non plasticien, membre du comité des sculpteurs de la Fondation est un des deux commissaires de cette nouvelle exposition. On lui doit, entre autres, le Torero en bronze de 3,20 mètres de haut installé devant les arènes de Mont-de-Marsan. Il a précisé lors de l’inauguration que la sculpture figurative moderne a connu « une période de gloire au début du XXe siècle » avec les commandes publiques des années trente. Mais depuis « mai 1968, elle est loin d’être mise à l’honneur« .

Le Musée Despiau-Wlérick existe depuis 1968

Plâtre des Jumelles de Jean Carton, le Bronze est dans les jardins de l’Elysée; derrière, dessin de Robert Wlérick Rolande debout, crayon et sanguine sur papier (coll. M. Despiau-Wlérick), à voir au 4e.

Cette grande exposition a été mise en place pour le cinquantième anniversaire de l’inauguration du musée de Mont-de-Marsan qui porte le nom de deux sculpteurs montois Charles Despiau (décédé à Paris en 1946) et Robert Wlérick (décédé à Paris en 1944). Le conservateur en chef du Musée Christophe Richard, commissaire de l’exposition parisienne a souligné que son musée est dédié à la sculpture figurative qui a dominé l’entre deux guerres. « De la fin des années 30 jusqu’en 1968, l’exposition retrace cette permanence de la figuration en sculpture. »

La galerie Malaquais, la Fondation Coubertin, quelques particuliers ont prêté des sculptures et dessins, mais  la grande majorité provient des  collections du musée de Mont-de-Marsan qui aurait aimé jouer un rôle à l’international.

De nombreux sculpteurs de cette période ont été des membres actifs de l’association, tels Alfred Janniot, Charles Auffret, Jean Carton un des fondateurs, en 1963, du Groupe des Neuf qui réunissait Jean Osouf, Paul Cornet, Raymond Corbin, Marcel Damboise, Léon Indenbaum, Léopold Kretz, Raymond Martin et Gunnar Nilsson. Charles Malfray, décédé en 1940, a lui aussi été un membre actif de la Fondation Taylor.

Un prix Charles Malfray de 12 000 euros est attribué par la Fondation à un sculpteur âgé d’au moins 52 ans dont l’oeuvre se rattache à l’école française traditionnelle. Il a récompensé Louise Giamari (2016), Philippe Seene (2014), Jean-Michel Fichot (2012), Frédéric Brigaut (2010).

Grand portrait de Coralie de Jean Osouf sous le médaillon du Baron Taylor. Jean Osouf est venu à la sculpture à 30 ans.

Une exposition, mais aussi un lieu à découvrir. Si vous gagnez les 4e et 5e étages par l’ascenseur, prenez l’escalier pour redescendre vous y croiserez des portraits et des documents liés à l’histoire de la Fondation.

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