Livres et chroniques sur Paris

Au musée du Barreau, les pièces à conviction s’exposent

15 novembre 2017.

Vitrine de l’affaire Marcel Petiot : un thermomètre, des photos de l’oeilleton qui lui permettait de constater la mort de ses victimes.

Affiche du film « L’affaire Dominici » montrant le fusil resté muet.

Nous avons découvert des pièces maîtresses, les éléments de preuve de plusieurs procès criminels célèbres avec l’exposition « Pièces à conviction » présentée au musée du Barreau de Paris, 25 rue du Jour (Paris 1er), jusqu’au 31 mars 2018.

Lors de chaque procès, entre le banc de la cour et la barre des témoins, les preuves sont exposées à la vue de tous dans une vitrine si leur taille le permet, sinon, elles envahissent l’espace, le prétoire, la salle d’audience.

Agnès Bidard (Le Temps des Chansons) et J.F. « Maxou » Heintzen spécialiste des complaintes criminelles commentant l’exposition.

Difficile de mettre en scène dans l’enceinte du musée, le monceau de valises de l’affaire Petiot ou la cuisinière de Landru qui avaient été présentés aux jurés durant les procès.

Les dossiers de l’affaire Landru ont été vendus aux enchères en 2012. La cuisinière a été achetée par Laurent Ruquier.

Ces pièces si particulières, ces éléments de preuve indéniables, les visiteurs de l’exposition espéraient tous les découvrir.

Reproduction de la cuisinière de Landru, prêt d’un collectionneur.

La difficulté a été surmontée avec une présence en réduction d’une reproduction de la cuisinière de Landru qui voisine avec le fer à friser d’une de ses conquêtes. Quant à la photo du mur de valises de l’affaire Petiot, elle tient dans une valise ouverte (ici en ouverture de cet article).

Visite guidée par le conservateur Emmanuel Pierrat pour la vice-Bâtonnière Dominique Attias

Affaire Gouffé : ce télégramme indique que Michel Eyraud « au pied de la guillotine a crié « Constans est un assassin il est plus assassin que moi. »

Les objets des délits sont passés en revue et mis en scène de manière originale avec des photos, des articles de presse, en respectant la spécificité de chaque affaire.

Les pièces à conviction racontent de grands procès, certains crimes ont été portés à l’écran, comme l’affaire Dominici, ce que nous rappellent les affiches qui accompagnent certaines mises en scène.

« Radioscope » d’Eric Pergament, une mise en scène imaginée à propos de l’affaire Patrick Henry.

Les auteurs ont ouvert pour nous la boîte de Pandore du crime dont on ne sait toujours pas comment la refermer.

Me Emmanuel Pierrat, membre du Conseil National des Barreaux (CNB), conservateur du musée du Barreau de Paris et la directrice du Musée Cindy Geraci qui a peaufiné cette nouvelle mise en scène.

La corde de l’affaire Gouffé, « La malle sanglante de Millery »

Le commissaire de l’exposition, Emmanuel Pierrat avocat au barreau de Paris, membre du Conseil national des barreaux, conservateur du musée du barreau de Paris a sélectionné avec son frère Jérôme trente-cinq affaires.

Ces célèbres affaires, ils les abordent sous l’angle des éléments, des objets devenus des preuves.

Ils nous rappellent ainsi que les objets des crimes mis sous scellés peuvent être ordinaires, divers et parfois inattendus.

Dessins d’Aleksis Cavaillez.

Le livre Pièces à conviction d’Emmanuel et Jérôme Pierrat sert de catalogue à cette exposition si particulière.

(240 pages, format 22×28,5 cm, Publié par les Éditions de La Martinière, Prix : 29,90 euros).

À suivre, les premières impressions sur l’exposition : 

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