Expositions universelles à Paris

A Vincennes, le Parc Zoologique de Paris fête ses 80 ans

En 1931, lors de l’exposition coloniale qui s’était installée dans le bois de Vincennes, quelques animaux sauvages ont été montrés aux visiteurs ; près de deux cents oiseaux, cinq éléphants, quatre girafes, vingt lions, neuf zèbres, quinze antilopes. Trois hectares avaient été aménagés sur le modèle du zoo de Stellingen près de Hambourg (Allemagne) où les barreaux étaient remplacés, par de larges fossés et un enrochement artificiel cachait la partie technique.

Eric Joly, directeur du jardin des plantes du Museum National d'histoire naturelle "On ne peut plus regarder les animaux sauvages comme des bêtes curieuses, comme cela s'est fait…"

Eric Joly, directeur du jardin des plantes du Museum National d’histoire naturelle : « On ne peut plus regarder, aujourd’hui, les animaux sauvages comme des bêtes curieuses, comme cela s’est fait… Il faut les respecter, les protéger…« 

Le Museum national d’histoire naturelle de Paris va pérenniser cette expérience. Sur 14 hectares, près du lac Daumesnil, sera aménagé le futur Zoo de Vincennes, inauguré en juin 1934 par le président Albert Lebrun. La foule se presse (voir ci-dessus et ci-dessous, des panneaux historiques à découvrir sur place). Dans un décor de fossés et de rochers 1800 animaux sont réunis, alors, par grandes familles; 1200 oiseaux, 600 mammifères. Le clou de cette installation sera le Grand Rocher qui culmine à 65 mètres et qui devra fermer en 1982. Il ne rouvrira qu’en 1997. Mais, tout le zoo qui a vieilli doit fermer en 2008. Il va être entièrement repensé, nouvel environnement, nouvelle signalétique, panneaux didactiques. La première pierre pour son renouveau est posée en septembre 2011.

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Un coût global de 167 millions d’euros.

Avril 2014, le nouveau Parc Zoologique de Paris, toujours sous la direction du Museum national d’histoire naturelle de Paris, ouvre ses portes et présente les animaux dans leur milieu naturel recomposé  et expliqué. Il s’articule en cinq grandes biozones : Europe, Guyane, Madagascar, Sahel-Soudan et Patagonie. Le parc qui était plat auparavant présente des reliefs et propose un cheminement sinueux de 4,2 kilomètres.  La surface arborée est plus importante. Afin d’être en harmonie avec le grand rocher, 18 000 m² de nouveaux faux rochers ont été mis en place et patinés à l’aérographe.

Dans la zone Patagonie, voici l'espace réservé aux Otaries à crinière...

Dans la zone Patagonie, l’espace en faux rochers réservé aux otaries à crinière.

 

Un manchot de Humbolt dans l'espace Patagonie.

Un manchot de Humbolt dans l’espace Patagonie.

Parmi ceux qui ont participé à ce renouveau signalons :
L’atelier Jacqueline Osty et associés (AJOA) pour la conception paysagère et l’organisation spatiale des présentations animalières.

Les architectes Bernard Tschumi et Véronique Descharrières de l’agence BTuA pour les nouveaux bâtiments.

Pour les faux rochers, les Ateliers Artistiques du Béton.

A noter Mappy s’est associé pour guider les utilisateurs de ses services afin de les aider à préparer leur visite au parc, avec un parcours éditorialisé dédié et une visite virtuelle.

 

 

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Photos : Les Nautes de Paris.

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